les questions et réponses sur la Grippe A

Nous vous informons régulièrement des dernières mesures gouvernementales : Le communiqué suivant est extrait du site du gouvernement Français pour information plus précise nous vous invitons à vous rendre sur le site :

http://www.gouvernement.fr/gouvernement/la-grippe-ah1n1dans-les-etablissements-et-services-pour-personnes-agees

Questions/réponses

La grippe A/H1N1dans les établissements et services pour personnes âgées

28.août2009

Comment se propage la grippe A(H1N1) ?

La transmission se fait de la même manière que pour la grippe saisonnière :

·         par la voie aérienne : toux, éternuement et propagation de postillons ;

·         par le contact rapproché avec une personne infectée par le virus (lorsqu’on l’embrasse ou qu’on lui serre la main) ;

·         par le contact avec des objets touchés, et donc contaminés, par une personne malade (une poignée de porte, une rampe d'escalier…).

Quels sont les symptômes ?

Ils sont, dans la majeure partie des cas, les mêmes que ceux de la grippe saisonnière :

·         fièvre à plus de 38°C, courbatures et fatigue ;

·         signes respiratoires : toux ou difficultés respiratoires.

Quelles sont les règles d’hygiène de base ?

Ce sont les "gestes barrière" :

·         Se laver les mains plusieurs fois par jour à l’eau courante et au savon et systématiquement après avoir éternué, toussé, s’être mouché ou après avoir changé son masque. Dans les établissements hébergeant des personnes âgées (Ephad), les solutions hydroalcooliques doivent être privilégiées.

·         Se couvrir la bouche et le nez lorsque l’on tousse ou que l’on éternue avec un mouchoir à usage unique (ou avec son bras ou sa manche à défaut de mouchoir), qui est jeté dans une poubelle fermée si possible par un couvercle et équipée d’un sac plastique.

Pourquoi un plan de continuité d’activité (PCA) ?

Le plan gouvernemental "Pandémie grippale" préconise une démarche d’anticipation, passant par l’élaboration de "plans de continuité d’activité "(PCA). Ils visent à préparer au mieux tous les acteurs de la vie sociale et économique à affronter la pandémie. L’objectif du PCA est de permettre aux organisations, établissements et services de maintenir l’activité au niveau le plus élevé possible tout en protégeant les personnes exposées.

Les établissements d’hébergement pour personnes âgées sont tout particulièrement concernés car la prise en charge des résidents malades se fera dans l’établissement (sauf complications), les gestionnaires doivent donc prévoir de maintenir l’activité malgré un absentéisme qui pourrait être important.

Comment préparer un plan de continuité d’activité ?

Le plan de continuité doit être fondé sur l’identification et la hiérarchisation des missions devant être assurées en toutes circonstances, de celles pouvant être interrompues pendant une à deux semaines et de celles pouvant l’être de 8 à 12 semaines. Les personnels et leurs représentants sont associés à l’élaboration du PCA.

Les ressources nécessaires à la continuité des activités indispensables seront évaluées : moyens humains (en termes d’effectifs et de compétences) et moyens matériels, affectations financières, conseil juridique...

A l’échelle du pays, entre 15 et 35 % de la population peut être malade, à un moment ou un autre. Un absentéisme maximal de 40 % peut être envisagé, mais dans une petite structure, l’ensemble du personnel peut être touché simultanément. Il convient de sensibiliser l’ensemble du personnel sur l’impact qu’aurait un absentéisme contraint.

La vaccination contre la grippe saisonnière est-elle nécessaire cette année ?

Elle estrecommandée comme chaque année pour les personnes âgées et les professionnels en contact avec elles. Comme chaque année, la campagne de vaccination concerne en priorité les patients atteints de certaines affections de longue durée (ALD), de certaines affections respiratoires et les personnes âgées de 65 ans et plus.

La vaccination contre le pneumocoque est-elle nécessaire cette année ?

La vaccination avec le vaccin "polyosidique 23-valent" est recommandée pour les résidents atteints des pathologies suivantes :

·         insuffisance respiratoire

·         insuffisance cardiaque

·         antécédents d’infections pulmonaires ou invasive à pneumocoque

·         syndrome néphrotique

·         patients alcooliques avec hépatopathie chronique

·         drépanocytose homozygote

·         asplénie fonctionnelle

·         splénectomie.

Combien y a-t-il de types de masques ?

Deux types de masques en fonction de la situation :

·         Masque FFP2 pour les professionnels en situation d’exposition directe à des malades. Ce sont des masques filtrants, destinés à protéger le porteur contre les risques d’inhalation d’agents infectieux transmissibles par voie aérienne. Les masques FFP2 seront alloués par la Ddass. Les Ehpad, maisons de retraite et logements foyers sont inclus dans le plan de distribution départemental qui sera mis en œuvre en cas de pandémie.

·         Masque anti-projections (dit masque chirurgical) pour les personnes malades. Le masque chirurgical prévient la contamination de l'entourage et de l'environnement. Les masques chirurgicaux sont délivrés aux malades sur ordonnance médicale, avec le traitement adapté.

Pour être efficace, le masque doit être :

·         correctement placé sur le visage, avec un ajustement de la barrette nasale (si la personne porte une barbe même courte, la protection sera moins bonne compte tenu d’une moindre étanchéité au visage) ;

·         stocké dans un endroit tempéré et sec ;

·         jeté après chaque utilisation dans une poubelle à couvercle ;

·         utilisé dans la limite de la date de péremption indiquée sur la notice

Que faire si un salarié tombe malade ?

Si un salarié tombe malade à son domicile, il devra rester à son domicile et consulter un médecin.

Si le salarié ressent les symptômes de la grippe, durant son travail, il devra porter immédiatement un masque chirurgical et consulter un médecin.

Que faire si plusieurs résidents tombent malade ?

Le signalement est effectué à partir de 3 cas groupés, résidents ou membres du personnel, survenus dans l’établissement dans un délai de 8 jours. Les cas groupés sont signalés à la Ddass du département par le référent grippe de l’établissement ou le gestionnaire de l’établissement.

Quelle est la conduite à tenir si un résident tombe malade ?

C’est le médecin, de préférence le médecin traitant du résident, qui évalue son état de santé.

·         Le médecin confronté à un cas complexe peut appeler la consultation spécifique "Grippe" d’un établissement de santé qui lui apportera un appui spécialisé (si nécessaire par l’intermédiaire du centre 15).

·         Si l’examen médical ne révèle pas de signe de gravité, ni de facteur de risque de complications, le résident se verra prescrire un traitement symptomatique. Le traitement antiviral ne sera pas systématique (le médecin se référera aux préconisations contenues dans la fiche mémo élaboré par le ministère de la santé à l’intention des praticiens).

·         Le résident malade sera isolé jusqu’à la fin de la période de contamination : une semaine après le début des signes cliniques.

·         Le résident malade portera un masque chirurgical lorsqu’il quittera sa chambre.

·         La chambre du malade devra être aérée régulièrement

·         Les surfaces contaminées par le malade devront être régulièrement nettoyées avec les produits détergents désinfectants habituels : plateau-repas, accoudoirs du fauteuil, sonnette, commandes de lumière ou de téléviseur, toilettes, poignées de portes, robinets, lavabo…

·         Concernant la gestion des déchets infectieux, notamment les mouchoirs et les masques usagés, ils seront éliminés dans la filière Dasri (déchets d’activité des soins à risques infectieux) si celle-ci est organisée ou, à défaut, par le circuit des déchets ménagers. Les déchets seront jetés dans un double sac poubelle fermé avec un lien. Il faudra veiller à en extraire l’air lors de sa fermeture pour éviter qu'il n’éclate lors de la mise en benne à ordures.

·         Lors des contacts étroits avec un résident malade, le personnel portera un masque FFP2.

·         Les visites seront limitées. L’établissement doit informer les visiteurs de la nécessité de reporter leur visite s’ils sont symptomatiques ou malades ou à défaut de porter un masque chirurgical.

·         Les activités collectives de l’établissement seront limitées (sorties extérieures, animations…).




L’hygiène des mains :

Pour le malade : insister sur sa durée : au moins 30 secondes avant le repas, après passage aux toilettes, après s’être mouché, avoir toussé ou éternué.

Pour le personnel :

·         avant et après tout contact direct avec un résident ;

·         après contact avec des liquides biologiques ou des objets potentiellement contaminés ;

·         avant de préparer, de manipuler ou de servir des aliments et de nourrir un résident.



Produits hydro-alcooliques (PHA) :

L’hygiène des mains par friction avec PHA doit être privilégiée (si les mains ne sont ni souillées, ni poudrées et si elles sont sèches). Les PHA sont efficaces pour la désinfection des mains et doivent être facilement accessibles. Si les mains sont visiblement souillées ou au retrait de gants poudrés, elles doivent être lavées avec un savon liquide. Puis, si nécessaire, une friction avec un PHA est réalisée sur les mains correctement séchées.

. Les instructions d’hygiène des mains, téléchargeables sur le site de l'Inpes, doivent être affichées pour les résidents et les visiteurs

Comment se procurer des antiviraux ?

Les médicaments antiviraux sont prescrits sur ordonnance du médecin et délivrés par :

·         la pharmacie d'officine, si l’établissement n’a pas de pharmacie à usage intérieur ;

·         auprès du grossiste répartiteur, par le pharmacien gérant, si l’établissement possède une pharmacie à usage intérieur.

Par qui est faite la prescription ?

Le principe est celui d' une prescription par le médecin traitant du résident.

Cependant, dans l'hypothèse où le médecin traitant du résident se trouve dans l'impossibilité d'examiner son patient et d’assurer une prescription dans des délais raisonnables compte tenu de l’état de santé du malade, le médecin coordonnateur pourra, à titre exceptionnel, après avoir pris contact avec son confrère et avec l'accord du résident prescrire si nécessaire un traitement adapté.

Source : Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville.

Mots-clés

·         Grippe A/H1N1

·         personnes âgées

 

 

 

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